Paysage typique de Basse Casamance

 

Le projet CBED a suscité la mise en place en Basse Casamance (Sénégal) de 11 nouveaux producteurs de charbon de bois efficient et durable. Ces 11 familles d’agriculteurs ont été équipées chacune sur leur parcelle agricole du matériel nécessaire pour les plantations et la carbonisation :

 

 

– forage d’un puits

– station de pompage avec réservoir en hauteur pour l’arrosage

– installation photovoltaïque permettant d’alimenter la pompe et une prise 230 V AC

– four de carbonisation permanent en maçonnerie

– clôture contre le bétail

 

Pour alimenter en bois la production de charbon, des plantations d’arbres à croissance rapide ont été réalisées par les agriculteurs sous la supervision du Services des Eaux et Forêts du département et avec l’aide de l’Université de Ziguinchor. Il s’agit d’eucalyptus et d’acacias plantés en association avec d’autres essences et avec la pratique de l’agroforesterie (combinaison maraîchage/sylviculture).

Les familles ont bénéficié tout au long du projet d’un encadrement technique, scientifique, agronomique et administratif, et d’une formation à la carbonisation efficace.

Pépinière des Eaux & Forêts d’Oussouye

Outre les objectifs généraux ci-dessus, le projet poursuit des objectifs plus spécifiques :

  • lutter contre l’érosion des sols et des rivages liée aux changements climatiques
  • adapter la gestion de l’eau suite aux changements climatiques
  • adapter l’agriculture familiale aux changements climatiques
  • lutter contre la désertification, reboiser et adapter la gestion forestière aux changements climatiques
  • renforcer l’efficacité énergétique par un eméthode d eproduction plus performante que celle de la « meule Casamance » traditionnelle
  • encourager le recours aux énergies renouvelables et aux ressources d’énergie locales

Durée du projet : septembre 2013 à août 2017.
Financement de la Région wallonne : 300.000 €.

Olivier Moussiaux, directeur BES (à g.), accompagné de deux ingénieurs agronomes de la Wallonnie en mission d’évaluation du projet, Nicolas Delhaye et Sylvie Motte dit Falisse.